Derrière une requête aussi brève que « pasquier », il y a une entreprise, une famille et une dizaine d’enseignes. Que l’on cherche le site officiel, l’histoire du groupe ou la composition d’une brioche achetée au rayon frais, les mêmes interrogations reviennent : qui se cache derrière ce nom, que fabrique cette société et où sont installées ses usines.
Pasquier est le nom du groupe agroalimentaire français Brioche Pasquier, créé en 1974 aux Cerqueux, en Maine-et-Loire. L’entreprise fabrique des brioches, des viennoiseries, des pâtisseries fraîches ou surgelées, des biscottes et des pains grillés. Le capital reste détenu à plus de 90 % par la famille Pasquier et le chiffre d’affaires consolidé atteint 944 millions d’euros en 2024.
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Qu’est-ce que Brioche Pasquier ?
Pasquier désigne d’abord une entreprise familiale devenue l’un des premiers fabricants français de viennoiserie. Son siège est toujours installé aux Cerqueux, petite commune du Maine-et-Loire où tout a commencé dans un fournil, et non dans un bureau d’études. Le groupe emploie plusieurs milliers de personnes et reste identifié à cette origine rurale, jusque dans ses campagnes de communication.
La confusion la plus fréquente vient du vocabulaire. Pasquier, c’est à la fois le groupe, la marque grand public Brioche Pasquier et une famille. À côté de l’enseigne historique cohabitent des marques comme Pitch pour les brioches et les petits pains, Auga pour la biscuiterie bretonne, Biscotte l’Angevine pour le pain grillé, Grilletine pour les tartines, ou encore Symphonie pour la pâtisserie destinée aux professionnels de la restauration.
Trois métiers structurent l’activité. La viennoiserie industrielle arrive en premier, avec les brioches, les croissants et les pains au chocolat. La pâtisserie industrielle vient ensuite, qu’elle soit fraîche ou surgelée, avec des tartes, des entremets, des pâtes à choux et des mignardises. La panification sèche ferme la marche : biscottes, pains grillés, croûtons et toasts. Concrètement, la production s’organise sur des lignes de pétrissage, de pousse et de cuisson continues, suivies d’un conditionnement ou d’une surgélation adaptés au circuit de vente.
Des fournils des Cerqueux à l’international : les grandes étapes du groupe
L’aventure familiale démarre en 1936, avec la reprise d’une boulangerie aux Cerqueux. Près de quarante ans plus tard, la famille choisit de sortir du seul cadre artisanal pour produire la brioche à grande échelle. Les repères suivants permettent de suivre cette trajectoire.
- 1974 : création de la société Pasquier, spécialisée dans la brioche.
- 4 avril 1984 : immatriculation de la société telle qu’elle existe aujourd’hui.
- 1985 : entrée en bourse, suivie d’un retrait de la cote en 2006.
- 1986 : ouverture d’une seconde usine à Charancieu et lancement de la marque Pitch.
- 1989 : acquisition des établissements Barnasson.
- 1992 à 1999 : diversification dans la pâtisserie industrielle.
- 1998 : implantation commerciale en Belgique, en Espagne, en Allemagne et en Italie.
- 2001 à 2009 : extension aux biscottes, aux croûtons et à la pâtisserie fine surgelée.
- 2005 : rachat d’Auga et de Sofapi.
- 2006 : acquisition de Symphonie et d’Albatros.
- 2009 : mise en service de l’usine de Brissac-Quincé, 20 000 m² pour une capacité annoncée de 15 000 tonnes.
- 2012 : acquisition de Galaxy Desserts aux États-Unis.
- 2013 : fermeture annoncée de l’usine d’Amboise au 31 octobre.
- 2016 : changement de slogan.
- 2018 : controverse autour du marketing de la marque Pitch, l’association foodwatch ayant pointé la teneur en glucides (23 %) de brioches fourrées offertes contre un maillot de l’équipe de France, dans des tailles 8, 10 ou 12 ans.
Cette chronologie raconte moins une success story qu’une stratégie de diversification. Chaque acquisition répond à un besoin de gamme ou de marché : la biscuiterie bretonne, la pâtisserie surgelée, la panification sèche ou la clientèle nord-américaine. Environ 23 % du chiffre d’affaires se réalise aujourd’hui hors de France.
Les marques du groupe Pasquier et ce qu’elles produisent
Un groupe de cette taille ne peut pas tout dire sous une seule étiquette. Le nom Brioche Pasquier reste porté par la viennoiserie et la pâtisserie grand public, tandis que d’autres enseignes prennent en charge des catégories ou des circuits distincts.
| Marque | Positionnement principal |
|---|---|
| Brioche Pasquier | Brioches, viennoiseries, pâtisseries et tartines pour le grand public |
| Pitch | Brioches, petits pains et formats destinés aux enfants, lancée en 1986 |
| Auga | Biscuiterie, galettes et produits bretons |
| Biscotte l’Angevine | Biscottes et pains grillés |
| Grilletine | Tartines et petits pains grillés |
| Albatros | Pâtisseries destinées aux revendeurs et à la restauration |
| Symphonie | Pâtisserie professionnelle pour les chefs et les restaurateurs |
| Agri Pasquier | Activité agricole et approvisionnement en amont |
Multiplier les marques permet d’occuper plusieurs rayons sans brouiller l’image d’origine, et surtout de parler à des clients qui n’achètent pas au même endroit : grande distribution, boulangerie de détail, restauration hors foyer ou export.
Où sont implantées les usines Pasquier ?
Le maillage industriel reste l’un des points les plus commentés, car il conditionne l’emploi local. Les sources publiques évoquent quatorze usines en France, deux en Espagne, un site au Portugal, un à Milton Keynes au Royaume-Uni et un autre à San Francisco. La commune des Cerqueux résume bien ce poids : elle recense de son côté dix-huit sites de production, dont trois à l’étranger, et rappelle qu’un tiers de sa population active travaille pour le groupe.
Sur place, la répartition des effectifs donne une idée précise de l’organisation. Environ 667 salariés en CDI aux Cerqueux, répartis entre une unité de viennoiserie d’environ 278 personnes, une unité de pâtisserie d’environ 235 personnes, un service logistique de 122 salariés et une activité agricole de 29 personnes. À l’échelle du groupe, les estimations disponibles pour 2020 parlaient de 3 520 collaborateurs et de 692 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Symphonie Pasquier, l’offre pensée pour la restauration
Les restaurateurs ne s’approvisionnent pas comme un consommateur en grande surface. Symphonie Pasquier répond à ce besoin depuis plus de trente ans, avec des pâtisseries conçues pour être stockées, portionnées puis remises en œuvre en cuisine. Le catalogue professionnel couvre les tartes et tartelettes, les entremets, les pâtes à choux, les beignets, les mignardises et les macarons, avec des collections renouvelées régulièrement.
L’argument mis en avant est celui du temps : une pâtisserie surgelée de qualité permet de tenir une carte sans embaucher un second pâtissier. Les ressources destinées aux professionnels complètent l’offre, notamment les vidéos de remise en œuvre, qui montrent le dressage et le décor final, et un blog orienté métier. Ce positionnement B2B explique aussi pourquoi le nom Pasquier apparaît parfois dans des contextes éloignés du rayon brioche.
Chiffres clés et gouvernance de Pasquier
Les comptes consolidés récents donnent la mesure du groupe, dont la structure reste contrôlée par la famille fondatrice.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires consolidé 2024 | 944 millions d’euros |
| Chiffre d’affaires consolidé 2023 | 943 millions d’euros |
| Résultat net 2024 | 42,1 millions d’euros |
| Résultat net 2023 | 27,5 millions d’euros |
| Part du capital détenue par la famille | Plus de 90 % |
| Part du chiffre d’affaires réalisée à l’international | Environ 23 % |
La forme juridique, la date d’immatriculation, le numéro SIREN et l’effectif moyen annuel sont consultables dans les annuaires d’entreprises, utiles lorsque l’on cherche une information officielle sur Pasquier SA. La gouvernance, elle, reste assurée par des membres de la famille Pasquier, ce qui distingue le groupe de la plupart de ses concurrents cotés.
Ce que l’industrie boulangère dit de notre rapport au terroir
Comparer une brioche industrielle et un fromage fermier peut sembler étrange, et pourtant la logique est proche. Dans les deux cas, un territoire, une matière première et un geste répété des milliers de fois déterminent le goût final. Cette logique d’ancrage ne concerne pas seulement la boulangerie : Ce que la Normandie m’a appris sur le fromage, et pourquoi le montre très bien du côté des produits laitiers, où le paysage se retrouve dans l’assiette.
Il faut reconnaître que les modèles économiques divergent. Un fabricant comme Pasquier doit livrer des volumes réguliers sur des milliers de points de vente, ce qui suppose des tournées longues et une logistique très cadrée, à l’opposé d’une Livraison de fromages en circuit court, où quelques dizaines de kilomètres séparent la cave du client. Les deux systèmes coexistent dans les mêmes rayons, et le consommateur arbitre souvent entre prix, praticité et origine.
Cette question de l’origine n’est pas propre à l’Ouest de la France. Plus au sud, Mont de Marsan défend un terroir landais autour de la volaille, des pâtisseries régionales et de produits fermiers, avec la même conviction qu’un savoir-faire local mérite d’être raconté. Le nom Pasquier raconte exactement cela à sa manière : une boulangerie de village devenue un groupe international, sans avoir déplacé son siège.
Biscottes, brioches et pain de mie : comment les situer sans se tromper
Les produits de panification sèche et de boulangerie suscitent beaucoup de questions pratiques. Rappelons d’abord le vocabulaire : le mot boulangère désigne la personne qui fabrique et vend le pain, et il qualifie aussi, en cuisine, une préparation gratinée avec des oignons et du bouillon.
Sur les quantités, aucune règle universelle n’existe. Deux à quatre biscottes complètent un petit déjeuner lorsqu’elles accompagnent un produit laitier et un fruit, mais tout dépend de l’appétit, de l’activité de la journée et du reste des repas. Aucun aliment pris isolément ne fait grossir, pas plus le pain de mie qu’un autre : c’est l’équilibre global de l’assiette et la régularité des repas qui comptent. En cas de doute sur votre situation, un professionnel de santé reste le meilleur interlocuteur.
Les prix, enfin, varient fortement. Une brioche industrielle, une baguette tradition et une biscotte de marque distributeur ne se comparent pas sur le même terrain, et les tarifs évoluent selon l’enseigne, le format et la matière première. Mieux vaut comparer au poids ou à la portion qu’au seul prix affiché en rayon.
Pasquier en questions
Pasquier est-il toujours une entreprise familiale ?
Oui. Plus de 90 % du capital reste détenu par la famille Pasquier, et la direction du groupe est assurée par des membres de cette famille. Ce contrôle familial explique la continuité de la stratégie industrielle et l’attachement revendiqué au site d’origine des Cerqueux, en Maine-et-Loire.
En quelle année Brioche Pasquier a-t-elle été créée ?
La société Pasquier voit le jour en 1974, avec une spécialisation initiale sur la brioche. L’histoire familiale remonte toutefois à 1936, date de reprise de la boulangerie des Cerqueux, et la société actuelle est immatriculée le 4 avril 1984. Le groupe entre en bourse en 1985 avant d’en sortir en 2006.
Quelles marques appartiennent au groupe Pasquier ?
Outre Brioche Pasquier, le groupe rassemble Pitch, Auga, Biscotte l’Angevine, Grilletine, Albatros, Symphonie, Agri Pasquier et la société américaine Galaxy Desserts. Chaque enseigne couvre une catégorie ou un circuit de distribution précis, de la biscuiterie bretonne à la pâtisserie professionnelle.
Où se trouve le siège social de Pasquier ?
Le siège est situé aux Cerqueux, dans le Maine-et-Loire, là où l’activité a débuté. Le site concentre plusieurs unités de production, notamment en viennoiserie et en pâtisserie, ainsi qu’un service logistique, ce qui en fait le coeur industriel du groupe.
Pasquier vend-il aussi aux restaurateurs ?
Oui, à travers Symphonie Pasquier, active depuis plus de trente ans auprès des professionnels de la restauration. Cette offre repose sur un catalogue de pâtisseries fraîches et surgelées, des collections renouvelées et des ressources de remise en œuvre destinées aux chefs.
Le pain de mie et les biscottes font-ils grossir ?
Non, aucun aliment ne fait grossir à lui seul. Le poids dépend de l’ensemble de l’alimentation, de l’activité physique et du mode de vie. Ces produits trouvent leur place dans une journée équilibrée, à condition de tenir compte des quantités et de ce qui les accompagne.

